Les Forces armées nationales bolivariennes (FANB) ont exprimé ce dimanche leur soutien à Delcy Rodriguezaprès le Cour suprême de justice (TSJ) la convoquera pour prendre la présidence par intérim, après la capture du président Nicolas Maduro et son épouse, Cilia Flores, lors d’une opération militaire américaine à Caracas et dans les environs.
Cette déclaration a été lue dans un communiqué du ministre de la Défense, Vladimir Padrino López, qui a indiqué que l’institution militaire soutiendrait la décision du TSJ et garantirait la gouvernabilité du pays.
Cependant, le haut commandement militaire a réitéré que Maduro est « le véritable leader constitutionnel de tous les Vénézuéliens » et a exigé que les États-Unis le libèrent immédiatement.
La présidente de la Chambre constitutionnelle du TSJ, Tania D’Amelio, a rapporté samedi soir, à la radio et à la télévision obligatoires, que la convocation de Rodríguez répond à une situation que le tribunal a qualifiée d’« exceptionnelle, atypique et de force majeure non prévue littéralement dans la Constitution », après ce qu’elle a considéré comme un « enlèvement » du chef de l’État.
Selon le communiqué, la mesure vise à garantir la continuité administrative de l’État et la défense de la nation, sans impliquer une qualification définitive sur la nature de l’absence présidentielle – temporaire ou absolue – ni la substitution des pouvoirs d’autres organes de l’État pour procéder à cette évaluation dans des procédures ultérieures.
Conformément à l’article 234 de la Constitution vénézuélienne, les absences temporaires ou absolues du président sont compensées par le vice-président exécutif pour une durée maximale de 90 jours, prorogeable par décision du Parlement pour une période similaire.
Si l’absence dure plus de 90 jours consécutifs, il appartient au Législateur de déterminer, à la majorité, s’il s’agit d’une absence absolue.
Les FANB ont également exprimé leur soutien « total » à l’état de troubles extérieurs, figure d’état d’exception sans précédent qui accorde des pouvoirs spéciaux à l’État pour adopter des mesures dans des contextes de conflit.
Le 29 septembre, Rodríguez – qui est également ministre des Hydrocarbures – a rapporté que Maduro avait signé le décret sur les chocs étrangers, qui accorde des pouvoirs extraordinaires à l’exécutif face à ce qu’il a dénoncé comme des menaces des États-Unis.
Parmi les pouvoirs envisagés figurent la mobilisation des forces armées sur tout le territoire national, la prise de contrôle militaire immédiate des infrastructures de service public, de l’industrie des hydrocarbures et des entreprises de base pour garantir leur fonctionnement, ainsi que l’activation de plans de sécurité citoyenne.
Les constitutionnalistes consultés par EFE ont indiqué que le décret doit être publié au Journal officiel pour préciser la portée spécifique des mesures, étant donné que la loi ne les détaille pas expressément.
Le Venezuela a enregistré des détonations et des survols d’avions aux premières heures de samedi à Caracas et dans d’autres Etats du nord du pays, dans le cadre d’une attaque des Etats-Unis. Plus tard, le président américain Donald Trump Il a annoncé lors d’une conférence de presse que son administration gouvernerait le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique ait lieu.
Préparé avec les informations de l’EFE