L’Espagne reconnaît le Venezuela

Rafael Urdaneta a été l’un des héros avec la plus grande honnêteté, principes et valeurs que le Venezuela avait, tant dans l’exploit émancipateur que dans la vie républicaine, soulignant que le Père Libérateur lui-même, Simón Bolívar, l’a décrit comme « brillant », en lui reconnaissant le rôle qu’il a joué dans les actions et les ordres qu’il lui a fournis.

De même, il fut l’homme d’État qui défendit le plus la mémoire de Bolívar. Ceci est pertinent, car hier, lundi 30 mars, a marqué le 181e anniversaire de la reconnaissance totale de l’indépendance du Venezuela par l’Espagne, conclue lorsque la reine Isabelle II de Bourbon, en plus de cette reconnaissance, a signé le Traité de reconnaissance de paix et d’amitié de Madrid, avec le représentant du gouvernement vénézuélien, Alejo Fortique, qui avait assumé une telle responsabilité lorsque le général en chef, Rafael Urdaneta, est décédé à Paris, alors qu’il allait continuer à remplir ce mandat du gouvernement. dirigé par le général Carlos Soublette.

L’accord en question a été initié par Urdaneta, désigné à cet effet comme ministre plénipotentiaire auprès de la reine d’Espagne, pour accomplir les effets de la ratification du traité de Madrid et qui avait Fortique comme successeur. Enfin, c’était à Fermín Toro d’assumer la responsabilité du Traité susmentionné. C’est alors que sont précisés les points définitifs, où l’Espagne renonce à sa souveraineté sur le territoire vénézuélien, les relations diplomatiques s’établissent et l’indépendance de la République du Venezuela composée de ses provinces originelles est reconnue, le tout étant daté du 30 mars 1845.

Dans le développement historique, les entretiens finaux sont précisément ceux que Fermín Toro rencontrera, avec lesquels il remporte le triomphe diplomatique, et il est souligné que la reine Isabel II de Bourbon a donné une fête dans son palais, où elle a demandé à Fermín Toro de danser pour qu’il puisse commencer la danse avec elle. La Vénézuélienne a marché sur le manteau de la reine, ce à quoi elle a dit : « Même mon manteau royal veut être aujourd’hui, à vos pieds »… Et à ces mots, Fermín Toro s’est excusé et le monarque a répondu en l’interrogeant : « Vous n’aimez pas cet hommage de la reine ? Pensez que la mère va à la fête de sa fille. L’Espagne honore le Venezuela en votre personne. À ce moment-là, 24 ans s’étaient écoulés depuis la bataille de Carabobo, au cours de laquelle Bolívar a vaincu les royalistes, en ajoutant également les victoires des rencontres de Maracaibo (24-7-1823) et de Puerto Cabello (7 et 8 novembre de la même année)… Histoire vraie et réelle.