L’Iran dénonce les nouvelles menaces de Trump à l’ONU

L’ambassadeur iranien auprès des Nations Unies, Amir Saíd Iravani, a envoyé une lettre officielle au Conseil de sécurité et au secrétaire général, Antonio Guterres, exigeant une réponse énergique aux récentes menaces proférées par le président des États-Unis, Donald Trump, contre Téhéran, qui ont été qualifiées de « grave violation de la Charte des Nations Unies ».

Dans la lettre envoyée ce mardi, la République islamique condamne fermement ce qu’elle qualifie de « menaces inconsidérées » et réaffirme son « droit inhérent et inaliénable de légitime défense », conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies. Iravani prévient que l’Iran exercera ce droit « de manière décisive et proportionnée » si sa souveraineté, son intégrité territoriale ou ses intérêts nationaux vitaux sont menacés par de nouvelles actions agressives.

La lettre comprend une série de demandes spécifiques adressées au Conseil de sécurité. Tout d’abord, il demande que cette instance condamne « clairement et catégoriquement » la menace de recours à la force par les États-Unis comme une violation flagrante de la Charte. En outre, il appelle Washington à se conformer à ses obligations en vertu du droit international, à cesser toutes menaces et à agir conformément à ses responsabilités en tant que membre permanent du Conseil.

Enfin, l’Iran exhorte le Conseil de sécurité à agir « sans appliquer deux poids, deux mesures et avec détermination » pour éviter une nouvelle escalade des tensions. À ce stade, il critique directement un autre membre permanent, en faisant clairement référence aux États-Unis et à leur « allié régional », Israël, pour continuer dans « l’impunité et le mépris flagrant du droit international » qui aggravent la situation.

La veille, le président des États-Unis, Donald Trump, avait menacé de nouvelles attaques contre l’Iran si la nation perse persistait à développer son industrie nucléaire à des fins pacifiques. L’annonce a été faite après une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a provoqué cette année la soi-disant guerre des 12 jours contre l’Iran.