Maduro : le fil d’Ariane

L’origine de l’affaire pénale qui doit être entendue devant le juge Hellerstein ne réside pas dans les spéculations d’un Grand Jury de Manhattan, mais dans une ligne directrice à caractère strictement géopolitique et militaire fixée en août 2017.

Le Bureau du Procureur a construit un véritable labyrinthe procédural, un chaos de documents juridiques et de détails techniques destinés à cacher une supercherie : le dossier truqué qui tentait de justifier une guerre unilatérale non déclarée contre le Venezuela, une agression militaire qui a abouti à l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores.

Pour sortir de cet enchevêtrement monumental, il faut impérativement s’accrocher au fil d’Ariane et descendre jusqu’à l’origine factuelle de l’infamie, là où la douleur et la mort sont devenues le bilan du pillage. Le labyrinthe judiciaire ne recherche pas la justice ; derrière cela se cache l’ambition de s’approprier de facto les richesses pétrolières et minières d’une nation souveraine.

Le 11 août 2017, depuis Bedminster, New Jersey, le pouvoir exécutif des États-Unis a verbalisé la matrice opérationnelle du processus en déclarant formellement :

« Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une éventuelle option militaire si nécessaire. »

Cette déclaration ne constitue pas une rhétorique diplomatique. Il s’agissait de l’activation d’un plan d’étouffement calqué sur le Mémorandum Mallory de 1960.

Le pouvoir exécutif a assumé le mandat explicite de provoquer la faim, le désespoir et l’effondrement biologique de la population, à travers 765 mesures coercitives unilatérales.

Les souffrances civiles ne sont pas un effet secondaire ; C’était la variable mathématique pour éroder l’État. Les mémoires de l’ancien directeur du FBI Andrew McCabe confirment qu’à la Maison Blanche, le président américain a insisté sur le fait que la justification de la déstabilisation de la nation était basée sur sa richesse :

« C’est contre ce pays que nous devrions faire la guerre… Ils ont tout ce pétrole et il est juste derrière notre porte. »

L’étranglement (2017-2021) avait pour objectif de dévaster les réseaux alimentaires et médicaux de la République. Le droit pénal fédéral a été choisi par la structure étatique comme écran technique pour dissimuler le siège.

C’est le fil conducteur du tribunal pour échapper au mensonge et trouver la vérité : le procès est l’épilogue judiciaire d’une ambition planifiée, d’un pillage de minerais et d’un enlèvement politique.