La Colombie

Margarita Rosa de Francisco parle de l’avortement et de son expérience

Ces jours-ci le Cour constitutionnelle Il est en débat pour déterminer s’il faut ou non approuver la dépénalisation totale de l’interruption volontaire de grossesse en Colombie, un débat qui divise les opinions au sein de la population.

Ce débat a été publiquement rejoint par la célèbre actrice Marguerite Rosa de Francisco, qui a décidé de faire une révélation sur sa vie qui en a laissé plus d’un impacté, dans le but de partager une réflexion sur ce sujet.

A travers une vidéo qu’il a postée sur son compte Twitter, la célèbre a avoué qu’à un moment de sa vie, elle a avorté et « Je ne savais pas que c’était un crime », Il a assuré qu’il n’avait aucun regret et a appelé à sa dépénalisation.

De François commença la réflexion en disant : « J’ai subi un avortement une fois dans ma vie et quand je l’ai fait, je ne savais même pas que c’était un crime. J’ai ressenti instinctivement que c’était un droit qui m’appartenait et que je n’avais à consulter personne, avec toute autorité. »

Et j’ajoute : « Ce n’était pas une décision facile. Je refuse d’accepter qu’une autorité, extérieure au libre arbitre de la femme elle-même, catégorise un crime spécialement pour les femmes. »

Actuellement, le Code pénal colombien, à l’article 122, il est dit : « La femme qui provoque son avortement ou permet à une autre de le provoquer, encourra de seize (16) à cinquante-quatre (54) mois de prison (…) Sera passible la même sanction qui, avec le consentement de la femme, accomplir la conduite prévue au paragraphe précédent ».

Il convient également de mentionner que le La Cour constitutionnelle reconnaît l’interruption volontaire de grossesse dans le pays pour trois raisons qui sont consignés dans le jugement C-355 de 2006, ce sont :

* Lorsqu’il y a danger pour la santé physique ou mentale de la femme.

* Lorsqu’il y a une malformation grave du fœtus qui rend sa vie extra-utérine non viable.

* En cas d’accès charnel violent, transfert d’ovule fécondé ou insémination artificielle non consensuelle.

L’actrice a précisé que son message ne visait pas à promouvoir l’avortement en tant que « contraceptif », mais cherchait plutôt à soutenir le mouvement ‘Cause juste’, afin que le crime d’avortement soit éliminé du Code pénal colombien.

« Ce n’est pas une demande frivole, il s’agit de revendiquer notre droit de décider d’avorter en toute conscience, en tant que sujets moraux autonomes. Parce qu’on avorte pour une raison et non par manque de raison », a-t-il affirmé.

Cliquez pour voir la vidéo. Photo : Twitter

L’arrêt de la Cour constitutionnelle sera connu vendredi 19 novembre prochain.

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