La célébration du Congo doré approche à grands pas et, pour 2026, la fierté vénézuélienne a un prénom et un nom : Mery Tu Loba. L’interprète charismatique se prépare à conquérir la scène du Festival d’Orchestre le 14 février, lorsqu’elle cherchera à remporter le très convoité Congo de Oro sous le prétexte de représenter avec sa voix la fraternité entre son Venezuela natal et sa République Dominicaine d’adoption.
Au milieu de la frénésie du Carnaval de Barranquilla, « La Loba » rivalisera avec les meilleurs représentants de la salsa, du merengue et de la musique urbaine, démontrant que son ascension fulgurante n’est pas une coïncidence, mais le résultat d’un talent qui revendique déjà sa place dans la plus importante vitrine de la musique tropicale.
—Comment décririez-vous émotionnellement ce moment que vous vivez ?
—Je suis reconnaissant envers Dieu et envers toutes les personnes qu’il a mises sur mon chemin pour atteindre cette étape importante ; Je me sens très chanceux.
— Vous êtes la seule femme en lice pour ce prix. Quel poids a pour vous de représenter la force féminine au sein du merengue dans un cadre aussi emblématique ?
—Plus qu’un défi, c’est un engagement envers moi-même et envers les deux pays qui m’ont fait connaître : le Venezuela et la République dominicaine. Il ne s’agit pas seulement de moi. Je me sens privilégiée d’être la seule merengue ce soir-là et je vais tout donner sur cette scène.
—Vous avez dit que vous portiez avec vous le drapeau du Venezuela et le rythme de la République Dominicaine. Comment ces deux identités cohabitent-elles dans votre proposition artistique ?
—Le Venezuela m’a vu naître, la Dominicaine a fait de moi la femme que je suis aujourd’hui. De la République Dominicaine je porte l’assaisonnement, je porte le rythme ; et de mon Venezuela, je porte la personnalité, l’éducation et, pourquoi pas, la beauté. Ce sera un grand spectacle de costumes, de danse et de surprise en direct.
—Le Congo de Oro est considéré comme « l’Oscar » de la musique tropicale. Que signifie pour vous concourir pour une reconnaissance de ce calibre ?
—Une réalisation de plus dans ma vie artistique qui, même si elle a été courte, m’a permis d’arriver là où beaucoup continuent d’essayer. Si je gagne le Congo, ce serait une fierté et une des plus grandes joies pour moi.
—Comment se préparer à un scénario aussi exigeant que le Congo d’Or ?
—Nous serons 26 personnes sur scène, dont des danseurs et des musiciens ; Nous avons également préparé un costume spectaculaire, nous aurons des chansons avec un rythme qui, je le sais, fera danser tout Barranquilla. Je me considère comme une showwoman, mais cette fois je vais essayer de m’améliorer sur scène.
—Le public de Barranquilla attend une présentation pleine de sensualité et d’énergie. Que peut attendre le public de votre performance ?
—Je suis une artiste qui aime porter sur scène des tenues qui impressionnent et auxquelles les gens ne s’attendent pas, et je peux seulement vous dire que le rouge est le protagoniste. Sur le plan musical, dans la setlist nous aurons deux chansons qui feront danser tout Barranquilla et je terminerai par un hommage au roi éternel du Carnaval, Checo Acosta.