Le président en charge du Venezuela, Delcy Rodrígueza déclaré jeudi qu’il n’avait pas peur d’affronter diplomatiquement USAqui a bombardé le pays il y a presque deux semaines et destitué Nicolás Maduro.
« Nous savons qu’ils sont très puissants, nous savons qu’ils sont une puissance nucléaire mortelle (…). Nous n’avons pas peur d’affronter diplomatiquement par le dialogue politique, le cas échéant« , dit Delcy Rodríguez dans le message présidentiel annuel au Parlement, dans lequel il a pris la place de Maduro.
« Si un jour c’est mon tour, en tant que président en charge, de me rendre à Washington, je le ferai debout, en marchant, pas traîné.», a-t-il ajouté.
Le président en charge du Venezuela a également accusé les États-Unis de limiter les possibilités du pays sud-américain de vendre les produits de son industrie pétrolière à l’étranger après un «blocus naval» avant la capture de Maduro le 3 janvier.
Dans la réédition du rapport et du récit au nom de Maduro, Rodríguez a assuré qu’il y avait un plan pour cette nouvelle année, malgré le «blocus naval» qui, a-t-il assuré, a cherché à enfermer les possibilités d’exportation du Venezuela en «relations libres et commerciales avec le monde« C’est brut.
La direction de Delcy Rodríguez avance sous la pression du président Donald Trump, avec qui elle a signé des accords énergétiques et accepté la libération des prisonniers politiques.
Rodriguez s’est entretenu au téléphone avec Trump mardi. Le président américain l’a défini ainsi : «une personne formidable« et il a dit que tout allait bien »très bien» au Venezuela.
Concernant l’économie du Venezuela, le président par intérim a déclaré qu’elle a connu une croissance de 8,5% en 2025 et que le pays a déjà enregistré 19 trimestres consécutifs de croissance, ce qui en fait «en leadership en tant que première économie d’Amérique latine».
Préparé avec des informations de l’AFP et de l’EFE