L’observance du traitement anti-VIH transforme une maladie mortelle en une maladie chronique gérable

Il y a quarante ans, le diagnostic du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) représentait un risque grave pour la santé, mais il est aujourd’hui devenu une maladie chronique grâce aux progrès de la médecine et à l’engagement des patients.

« La moitié des personnes séropositives ont été diagnostiquées depuis plus de 15 ans », décrit une étude publiée par le journal espagnol El Mundo, soulignant que l’espérance de vie de ces patients est proche de celle de la population générale lorsque le traitement est maintenu.

Une observance constante, en plus d’améliorer la qualité de vie et d’éviter les complications, « empêche la transmission du virus » lorsque la charge virale est indétectable, un principe valable à l’échelle mondiale.

Les experts soulignent la nécessité d’équipes composées de médecins, d’infirmières, de pharmaciens et de psychologues pour impliquer le patient dans les décisions concernant ses soins, favorisant une communication fluide et adaptée aux besoins individuels.

La publication indique également que cela favorise la responsabilité personnelle et la motivation à long terme, en particulier lorsque les personnes comprennent pleinement les avantages de leur traitement. Une approche similaire est appliquée dans des contextes internationaux pour renforcer l’observance des maladies chroniques.

Barrières

Des facteurs tels que le stress, la stigmatisation, les aspects économiques et la dépression affectent l’observance du traitement, en particulier dans les groupes vulnérables où la consommation de substances aggrave le problème.

Les organisations communautaires servent de pont entre les sphères médicale et sociale, offrant un soutien flexible pour surmonter les obstacles quotidiens grâce à des modèles intégrés à des outils tels que les télésoins qui réduisent les coûts de santé et contribuent à des systèmes de santé plus efficaces dans le monde.

L’observance du traitement antirétroviral contre le VIH réduit considérablement le risque de progression de l’infection et arrête sa transmission, conformément aux objectifs mondiaux de santé publique.

Avancées au Venezuela

Au Venezuela, le gouvernement bolivarien, par l’intermédiaire du ministère du Pouvoir populaire pour la science et la technologie (Mincyt), en collaboration avec l’Université de Los Andes (ULA), produit des kits de diagnostic qui facilitent la détection précoce et le suivi précis des maladies liées au VIH, à l’hépatite (B et C) et à la maladie de Chagas.

Les kits TripleCheck ELISA (pour le VIH, le VHC et la maladie de Chagas) et le Kit C Hepatitest (pour l’hépatite C), en plus des kits ELISA pour le VIH et l’hépatite B, favorisent l’observance du traitement grâce à des interventions rapides dans le système de santé publique et en promouvant l’autonomie technologique nationale.

Les spécialistes des laboratoires et des banques de sang reçoivent une formation théorique et pratique de Mincyt pour son utilisation, renforçant ainsi la capacité du pays à gérer le VIH en tant que maladie chronique.

Ces initiatives, promues par le président Nicolás Maduro, garantissent l’accès à la santé et à des soins de qualité qui transforment les défis en opportunités et en bien-être collectif.