Petro réaffirme la dignité de la Colombie face à l’agression impérialiste

Dans le cadre de la commémoration des 97 ans du « Massacre de la banane », le président colombien, Gustavo Petro, a souligné l’importance de la dignité nationale face à l’agression impérialiste venant des États-Unis.

Petro a souligné que les défis géopolitiques actuels sont similaires aux pressions exercées par les États-Unis avant le massacre de 1928. « Il semble que ce soient les mêmes moments », a-t-il déclaré, assurant que contrairement au passé, le gouvernement actuel est « du côté des travailleurs ».

Le président a abordé le rôle de la force publique, réitérant ce qu’il avait déclaré précédemment à l’Assemblée générale des Nations Unies : « Les forces militaires n’obéissent au président que tant que la Constitution est respectée ; lorsqu’un ordre va à l’encontre de la Constitution ou contre l’humanité, aucun soldat ne doit y obéir.» Cette affirmation relie les événements historiques aux situations contemporaines.

Il a également rappelé les leçons laissées par le tragique massacre du 6 décembre 1928, soulignant que les sacrifices de ces travailleurs restent d’actualité aujourd’hui.

Il a rappelé les actes de violence subis par les travailleurs bananiers d’Urabá au cours des années 80 et 90, mentionnant que plus de 3.000 travailleurs ont été assassinés par des groupes paramilitaires toujours actifs. Il a donc souligné qu’il est essentiel de parvenir à la vérité, ainsi que d’accorder réparation et compensation aux victimes.

L’importance de la réforme du travail en Colombie

Petro a salué la récente approbation de la réforme du travail comme une réalisation cruciale pour le pays et a demandé sa mise en œuvre effective dans toutes les régions. Il a appelé les syndicats bananiers à participer activement à ce processus, en veillant à ce qu’il ne devienne pas une « lettre morte », et a demandé de renforcer l’inspection du travail avec davantage de personnel.

Lors de l’événement organisé à Ciénaga, Magdalena, le président a souligné la nécessité de protéger les droits du travail dans le pays.

La mémoire comme outil de changement

Dans son message adressé à la jeunesse des Caraïbes colombiennes, Petro a souligné l’importance de connaître l’histoire pour éviter de répéter les erreurs du passé. « La mémoire nous permet de ne pas répéter l’erreur. Les chansons ne doivent pas parler du bruit, mais des lunes qui baignent les travailleurs », a-t-il exprimé.

La journée s’est terminée par un appel fort à protéger la dignité de la vie et du travail. « Allons-nous revenir au massacre ou allons-nous faire de la réforme du travail une réalité ? Que la mémoire de ceux qui sont tombés ici nous unisse pour que les soldats en uniforme ne reçoivent plus jamais l’ordre de tirer sur les travailleurs », a-t-il conclu.