Le député Jorge Arreaza, président de la commission spéciale pour l’application de la loi d’amnistie pour la coexistence démocratique, a présenté une évaluation détaillée de la portée de cet instrument juridique. Après une semaine de validité, les institutions ont enregistré un total de 6.487 demandes émanant de citoyens cherchant à bénéficier des avantages de la réglementation.
Le Ministère Public a traité la majorité des demandes avec 3.365 dossiers, suivi par la Défense Publique avec 2.971 procédures. La répartition des procédures comprend également 127 demandes par défense privée et 24 par d’autres sujets autorisés par la loi.
Arreaza a souligné que le processus avance avec des résultats tangibles dans la restitution des libertés pour les requérants. À ce jour, les autorités ont accordé la liberté à 185 personnes restées dans des centres de détention, tandis que 3 266 citoyens ont bénéficié d’une liberté totale après avoir effectué des mesures de précaution ou été assignés à résidence.
Actuellement, les agences compétentes évaluent 3 011 dossiers supplémentaires pour vérifier s’ils sont conformes aux 13 cas de violence prévus dans le texte juridique.
« Il y a beaucoup d’espoirs et il y a des obligations pour vous, pour nous et pour la justice de réexaminer les cas qui doivent être réexaminés, de rectifier ce qui doit l’être ou de procéder conformément à nos lois », a déclaré le député au cours de la réunion.
Renforcer le système judiciaire et l’attention des citoyens
Afin de rationaliser la gestion des prestations, un bureau exclusif a été créé pour recevoir et traiter les nouvelles demandes d’amnistie. Cet organisme vise à centraliser les informations et à offrir une réponse rapide aux parties intéressées. Le député Arreaza a souligné que la structure du système judiciaire maintient l’engagement d’agir rapidement dans le cadre juridique actuel.
Pour sa part, le ministre de la Culture, Ernesto Villegas, qui accompagne la commission, a souligné la coordination institutionnelle réalisée pour accélérer les révisions. Villegas a valorisé positivement la volonté des différentes branches du pouvoir public de parcourir ce chemin de réconciliation.
«Nous écrivons l’histoire. Les historiens de demain se demanderont quelle a été la conduite de chacun, et je suis heureux qu’il y ait eu une convergence de volontés », a déclaré le responsable.
Villegas a prévenu que la mise en œuvre de cette loi répond à une politique de l’État et non à un signe de faiblesse institutionnelle. « Les secteurs qui veulent considérer cette mesure comme une faiblesse ne doivent pas s’y tromper, car le système judiciaire continue de respecter et d’appliquer fermement les lois », a déclaré le ministre. La fermeté des institutions garantit que le processus d’amnistie se déroule dans les limites de la Constitution.
Alliance stratégique pour la paix et la coexistence
La présentation de ces chiffres a eu lieu à l’issue d’une réunion technique entre la commission spéciale et le Programme pour la Paix et la Coexistence. Les deux organes ont convenu d’établir un calendrier de travail commun pour approfondir l’étude des cas restants. La collaboration entre le pouvoir législatif et le ministère de la Culture vise à renforcer les propositions soumises aux organes de l’administration de la justice.
L’équipe technique analyse chaque dossier pour s’assurer que le bénéfice de l’amnistie parvienne à ceux qui remplissent effectivement les conditions selon les critères de coexistence démocratique. Cet effort interinstitutionnel vise à consolider la stabilité politique du pays à travers des mesures juridiques concrètes.
Les représentants des deux organismes ont convenu que la loi représente une avancée significative pour la pacification nationale. Le bureau d’attention continuera à fonctionner pour recevoir de nouvelles demandes des citoyens qui considèrent que leur cas correspond aux hypothèses juridiques.
Le gouvernement espère que ces actions réduiront les conflits et renforceront la confiance des citoyens dans le système judiciaire vénézuélien. Le contrôle constant des libertés accordées fait partie des tâches prioritaires de la commission pour les prochains jours.