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Pour la troisième fois, les États-Unis s’opposent à la déclaration du Conseil de l’ONU sur le Moyen-Orient

17 Mai 2021 – 13h47



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Agence AFP

Les États-Unis se sont opposés lundi, pour la troisième fois en une semaine, à l’adoption d’une déclaration par le Conseil de sécurité de l’ONU sur le conflit israélo-palestinien, ont indiqué des sources diplomatiques.

Le texte, rédigé par la Chine, la Tunisie et la Norvège, appelle à «la cessation de la violence et le respect du droit international humanitaire, y compris la protection des civils, en particulier des enfants».

Il a été présenté dimanche soir aux 15 membres du Conseil pour adoption lundi, mais les Etats-Unis ont déclaré qu’ils « ne pouvaient pas soutenir une expression » du Conseil de sécurité pour le moment, a déclaré un diplomate à l’AFP.

Le projet, obtenu par l’AFP, exprimait « la grave préoccupation » du Conseil face à la crise israélo-palestinienne et dénonçait les « expulsions possibles » de familles palestiniennes à Jérusalem-Est, prétendant éviter les « actions unilatérales » qui exacerbent les tensions.

Il a également salué les efforts internationaux visant à réduire l’escalade, sans parler des États-Unis, et a réaffirmé le soutien du Conseil à une solution négociée en faveur de deux États, Israël et la Palestine, vivant « côte à côte en paix » et avec « des frontières reconnues et sûres. « .

Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a souligné l’importance que le Conseil adopte une position consolidée sur le conflit.

« Je voudrais vraiment souligner la nécessité d’une voix très forte et unie du Conseil de sécurité, qui, selon nous, aura du poids », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

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L’Assemblée générale de l’ONU, quant à elle, tiendra un débat sur le conflit israélo-palestinien jeudi prochain à 14h00 GMT, a déclaré le porte-parole de l’instance, Brenden Varma.

Au cours de la semaine dernière, le Conseil de sécurité s’est réuni d’urgence à trois reprises pour faire face au conflit, sans parvenir à une position commune.

Principal partisan d’Israël, Washington avait expliqué lors de ses deux premiers rejets qu’un texte serait « contre-productif » pour ses efforts de médiation dans la région.

Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a demandé lundi aux deux parties de Copenhague de « protéger les civils et en particulier les enfants », réitérant qu’Israël, « en tant que démocratie, » a un « devoir spécial » à cet égard.

« Nous continuerons à mener une diplomatie active pour mettre fin à ce cycle de violence » et « nous sommes prêts à apporter notre soutien si les parties veulent parvenir à un cessez-le-feu », a-t-il déclaré lors d’une visite dans la capitale danoise.

La position de Washington n’est pas partagée par la majorité du Conseil de sécurité, en particulier ses alliés traditionnels.

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