Le Brésil

« Que Braga Netto nie les menaces contre la démocratie à la Chambre », dit Trad

São Paulo – Plusieurs députés ont déposé des demandes pour convoquer le ministre de la Défense, le général Braga Netto, pour expliquer les menaces présumées à la tenue des élections l’année prochaine. Selon un article de journal L’État de São Paulo la semaine dernière, Braga Netto aurait déclaré au président de la Chambre, Arthur Lira (PP-AL), que les élections n’auraient lieu que si les parlementaires approuvaient le vote imprimé. Le ministre, dans une note, a nié les accusations. Le journal a cependant réaffirmé le contenu publié.

Le député Fábio Trad (PSD-MS) affirme que Braga Netto doit des explications aux parlementaires. Avec les députés Fernanda Melchionna (Psol-RS) et Ivan Valente (Psol-SP), Trad signe l’une des requêtes demandant la convocation du ministre. Il s’agit « d’une menace très grave », selon le membre du Congrès, qui dit ne pas être convaincu par le démenti.

« C’est l’annonce d’un coup dur pour notre démocratie. Qu’il nie le mensonge à la Chambre, afin que les députés puissent lui demander si c’est vrai », a déclaré Trad, dans une interview avec Marilu Cabañas, pour le Journal actuel du Brésil, ce lundi (26). Les conditions de convocation doivent être votées la semaine prochaine, après les vacances du Congrès national.

Outre le démenti, Trad souhaite que Braga Netto s’engage, devant les députés, à organiser les élections en 2022, indépendamment de l’approbation du vote imprimé ou non. Le sujet est également en discussion à la Commission Constitution et Justice (CCJ). Mais la tendance est que le projet de loi de la députée Bia Kicis (PSL-DF) n’est pas approuvé.

LSN et PEC Pazuello

Si le démenti de Braga Netto ne suffit pas, il pourrait être la cible d’une enquête, étant inclus dans la loi sur la sécurité nationale (LSN) dans une tentative contre l’État de droit démocratique. En ce sens, les parlementaires du PT ont même présenté un rapport pénal au bureau du procureur général demandant que les menaces du général fassent l’objet d’une enquête. Trad soutient également cette éventuelle enquête. « Il n’est pas possible pour un ministre d’annoncer publiquement un coup d’État contre des institutions », a-t-il déclaré.

Trad a déclaré qu’il soutenait la proposition d’amendement de la Constitution (PEC) 21, présentée par la députée Perpétua Almeida (PCdoB-BA), qui restreint la participation des soldats actifs aux postes de l’administration publique. Selon lui, la participation des militaires à la politique contribue à la détérioration de l’image des Forces armées. Un exemple est l’implication de plusieurs colonels dans des transactions suspectes qui font l’objet d’une enquête par le CPI de Covid.

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Ecriture : Tiago Pereira

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