Quelle équipe sud-américaine pourra frapper en 2026 ? Qui les fans vénézuéliens devraient-ils suivre de près ?

La Vinotinto n’a pas réussi à entrer dans le grand événement du football mondial. Mais cela ne veut pas dire que le supporter vénézuélien reste sans émotion. Le continent est toujours en jeu… et il y a de nombreuses raisons de se tourner vers nos voisins. Nous vous parlons ici de trois équipes de la CONMEBOL qui arrivent couvertes, prêtes à bousculer le tournoi.

L’Équateur a déjà battu l’Argentine. Pourquoi ne pas rêver grand ?

L’équipe qui a terminé deuxième des qualifications sud-américaines ne voyage pas pour participer, elle voyage pour concourir sérieusement. L’Equateur vise haut et arrive avec l’espoir de signer une performance historique.

Groupe et perspectives. L’Allemagne apparaît clairement comme la favorite, tandis que Curaçao apparaît comme le rival le plus faible. Le vrai combat sera contre la Côte d’Ivoire, dans cette lutte directe pour la deuxième place. Même une troisième place pourrait suffire pour accéder à la seizième place, mais dans des tournois comme celui-ci, commencer par une victoire donne le ton. Et juste à ce début, La Tri affrontera les Éléphants. Pour l’Équateur, dépasser la phase de groupes n’est pas un objectif ambitieux… c’est une obligation, selon les experts.

Style de jeu. Sebastián Beccacece a bâti une équipe qui défend comme un mur : seulement 5 buts encaissés en 18 matchs de Playoffs. Un record d’élite. A domicile, ils étaient imbattables, même les favoris n’ont pas réussi à les renverser.

Principaux chiffres. Moisés Caicedo est l’infatigable moteur du milieu de terrain, un homme de récupération qui apparaît partout. En défense, Willian Pacho et Piero Hincapié allient solidité et débuts nets. Et surtout, Enner Valencia : capitaine, référence et légende vivante.

Parce qu’ils savent attendre, lire le jeu et frapper au bon moment. Même l’Allemagne n’aura pas la vie facile face à l’Équateur.

Meilleur résultat.Huitièmes de finale en 2006.

Uruguay : cette « folie » qui finit toujours par payer

Groupe et perspectives. L’Espagne ressemble à un géant, mais cet Uruguay n’est intimidé par personne. Le Cap-Vert devrait être dépassé, même si l’Arabie Saoudite peut compliquer la tâche : elle l’a déjà démontré en battant l’Argentine lors du dernier tournoi. Malgré tout, les Charrúas partent favoris dans la lutte pour la deuxième place du groupe.

Style de jeu. Marcelo Bielsa a transformé l’équipe en une machine à pression. Ils ne donnent pas de répit, ils mordent chaque ballon et se battent à chaque mètre. C’est un football physique, intense, avec des transitions rapides et des coups dévastateurs. Le Brésil l’a subi : il a à peine pu marquer 1 point en deux matches contre Los Charrúas.

Principaux chiffres. Federico Valverde joue comme s’il n’avait pas de limites, avec des moments presque au niveau de Pelé. Darwin Núñez est un pur vertige, un attaquant qui brise les défenses grâce à une pression constante. Et Ronald Araújo, malgré ses problèmes dans son club, est un roc avec l’équipe nationale.

Parce qu’ils ont un groupe, du caractère et un entraîneur avec beaucoup d’expérience. Le panneau couvert leur semble parfait. Et on le sait déjà, dans le football, les favoris ne règnent pas toujours… laissons le Maroc le dire il y a quatre ans.

Meilleur résultat. Champion à deux reprises (1930, 1950).

Colombie : un carnaval capable de déstabiliser n’importe qui

Groupe et perspectives. Le duel contre le Portugal sera le test décisif pour Los Cafeteros. L’Ouzbékistan et la RD Congo semblent des rivaux plus accessibles : les premiers font leurs débuts dans le tournoi, tandis que les seconds n’y sont plus apparus depuis 1974. Pour la Colombie, accéder à la phase de qualification est le minimum requis.

Style de jeu. L’équipe de Néstor Lorenzo mise sur l’attaque. Seule l’Argentine a marqué plus de buts lors des éliminatoires. Mais cette ambition a un prix : ils concèdent également de nombreuses occasions, plus que toute autre équipe sud-américaine qualifiée. Beaucoup dépendra de James Rodríguez, qui a changé plusieurs fois de club, mais reste intouchable avec sa sélection nationale.

Principaux chiffres. James est la grande star. Mais le moment pointe vers Luis Díaz, qui vient de réaliser une brillante saison au Bayern Munich. Et attention à Luis Suárez, l’attaquant du Sporting, qui pourra profiter de ce tournoi pour que le monde apprenne à le différencier de son homonyme uruguayen.

Le calendrier leur permet de prendre de l’ampleur avant le troisième match, où ils joueront pour la tête contre le Portugal.

Meilleur résultat. Quarts de finale en 2014.

Ce qu’il faut prendre en compte

Dans les tournois de ce calibre, le Brésil et l’Argentine volent généralement la vedette. Mais cette fois, d’autres équipes sud-américaines disposent de vrais arguments pour avancer loin. Parier contre des équipes comme celle-ci peut être risqué, même pour les plus fidèles aux favoris.

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