Reporters sans frontières dénonce la disparition du journalisme à Gaza

L’organisation Reporters sans frontières a dénoncé ce lundi l’éradication du journalisme dans la bande de Gaza, conséquence des intenses bombardements israéliens depuis plus de trois mois sur ce territoire palestinien.

La directrice de la rédaction de Reporters sans frontières, Anne Bocandé, a qualifié de catastrophe et de tragédie la situation des professionnels de la presse dans cette enclave densément peuplée, où elle a estimé qu’au moins 79 journalistes ont été assassinés, avec les deux nouveaux décès signalés dimanche. , Prensa Latina revoir.

Bocandé a confirmé dimanche la mort de Moustafa Thuraya, un indépendant ayant collaboré avec l’agence AFP, et du membre du réseau Al-Jazeera Hamza Waël Dahdouh.

Tous deux revenaient de Khan Younes avec leur veste de presse et sont morts à Rafah lors d’une attaque isolée contre leur voiture par les forces israéliennes, a-t-il prévenu.

Selon Bocandé, l’organisation non gouvernementale estime qu’au moins 16 des journalistes ont été assassinés dans l’exercice de leur profession ou en relation avec celle-ci.

Pour Bocandé, il est clair qu’Israël ne protège pas les journalistes dans l’exercice de leur travail, c’est pourquoi il a demandé que la justice internationale enquête sur ces crimes.

Nous avons déjà déposé une première plainte en octobre et une seconde fin décembre, a-t-il précisé.

La directive critique également les obstacles au travail journalistique à Gaza, qui souffre également du blocus israélien, ainsi que des coupures d’électricité et d’Internet.

Victimes

Le 7 octobre, le mouvement palestinien Hamas a attaqué Israël depuis la bande de Gaza, faisant environ 1 200 morts, environ 5 500 blessés et capturant environ 240 otages.

En représailles, Israël a déclaré la guerre au Hamas et a lancé des attaques massives contre des installations civiles.

Selon le ministère de la Santé de Gaza, 22 835 Palestiniens sont morts des suites de ces attaques israéliennes.

Rien que le week-end dernier, 225 Palestiniens ont été tués et près de 300 blessés, selon le Bureau des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).