Roy Moreno revient à la télévision : « Je cherche l’internationalisation »

La télévision vénézuélienne vit un profond changement. Comme s’il s’agissait d’un serpent qui mue, le petit écran laisse place à une nouvelle version, les internautes cherchant à rafraîchir la programmation. Canal i ouvre la voie dans ce domaine et Roy Moreno occupe une place particulière, revenant sur le programme où il a fait ses premiers pas.

Ingénieur de profession mais voué à la noble tâche de communiquer, Roy revient sur « Et quoi de neuf ? (Yqhdn), un magazine qui a entamé un nouveau cycle dans le but de devenir le favori des téléspectateurs. Ce ne sera pas facile, mais Moreno dit qu’il dispose d’un ingrédient spécial pour y parvenir.

— Vous avez dit qu’il manquait à Yqhdn « un complément ». Quel ingrédient Roy Moreno apporte-t-il à cette nouvelle étape ?

— L’assaisonnement ! C’est-à-dire un mélange de plusieurs ingrédients (rires). La vérité est que je reviens pour continuer à me connecter avec mon essence. J’ai une merveilleuse équipe de production et des collègues très talentueux qui m’ont pleinement soutenu lors de la saison précédente. Nous avons atteint une harmonie incroyable et, dans ce retour, la connexion et l’envie de travailler ensemble restent intactes.

—Comment se prépare-t-on à revenir dans un programme que l’on connaît, mais qui s’accompagne désormais de nouvelles attentes ?

—Je me sens anxieux, excité et très attaché au format et à son évolution. Une nouvelle saison entraîne de plus grandes exigences et il faut être à la hauteur de son engagement. De plus, après six mois sans faire quotidiennement de la télévision en direct, se remettre dans le bain a été un défi personnel d’adaptation.

—Qu’aimeriez-vous que le public remarque dès le premier jour de votre retour à l’antenne ?

— Mon immense désir de les revoir. En fait, je pense que vous le savez déjà, j’ai toujours démontré ma passion pour les médias. Ce retour n’est donc pas seulement un accomplissement personnel, mais une joie partagée avec tous ces gens qui voulaient me revoir égayer leurs matins à travers le petit écran.

—De ce segment de 15 minutes en 2020 à aujourd’hui, qu’est-ce qui a changé chez l’animateur Roy et qu’est-ce qui reste intact ?

— La seule chose qui reste intacte, c’est ce jeune rêveur sûr de son talent et qui aspirait à devenir artiste. Tout le reste a évolué, la vie est un changement constant et nous devons nous transformer pour durer. Ce métier demande de l’éthique, du sérieux et de l’engagement, mais surtout une soif d’amélioration quotidienne pour devenir un meilleur professionnel.

—Qu’est-ce qui vous motive à continuer de miser sur la télévision traditionnelle dans un monde dominé par le numérique ?

— La télévision ne cessera jamais d’être la télévision. Aujourd’hui, n’importe qui peut avoir un réseau social et générer du contenu de toute sorte, mais, malgré le passage des années, tout le monde ne peut pas faire partie d’une chaîne de télévision. Les réseaux sociaux sont l’allié parfait de la communication actuelle et, en fait, ils constituent une nouvelle façon de communiquer ; mais cela n’implique pas que le nouveau supplante le traditionnel.

—Quels rêves professionnels dois-tu encore réaliser ?

— En télévision, je recherche l’internationalisation. Comme tout professionnel et rêveur, j’aspire à monter sur les scènes internationales et à laisser haut le nom de mon pays. Sur le plan personnel, je souhaite faire le pas vers le secteur commercial : fonder mes propres entreprises et fusionner mon côté artistique avec le monde de l’entreprise.