Le Brésil

Un acte antidémocratique à Brasilia équivaut à 5% de ce qui est attendu, selon le journal

São Paulo – Selon les informations du journal Valeur économique, un ministre de la Cour suprême fédérale (STF) a récemment reçu une audience estimée à 150 000 personnes sur l’Esplanada dos Ministérios, à Brasilia. Certains observateurs l’estiment même à moins de 100 000. Cela équivaut à 5% du total prédit par les pocketnaristas dans les audios et vidéos qui ont circulé sur les réseaux à la veille du 7 septembre. Les informations officielles sur le nombre de manifestants n’ont pas été divulguées. Tout au long de la journée, des termes comme « flopou », « fiasco » et « échec » figuraient parmi les trains sur Twitter.

« D’après les images aériennes, avec tout l’argent investi, toute la structure gouvernementale impliquée, le public est petit. Beaucoup de camions, de machines, mais des PERSONNES, pratiquement rien. Ce sont des manifestants qui sont venus en excursions à Brasilia, payés par quelqu’un », a indiqué le député fédéral Paulo Pimenta (PT-RS).

Beaucoup ont également noté le fait que la mobilisation à Brasilia avait été planifiée il y a quelques mois, avec un soutien financier toujours fort. Rapport de chantier L’interception Brésil, publié le 21 août, a montré que les ruralistas figuraient parmi les organisateurs des actes. Ils ont même déposé un habeas corpus auprès de la STF pour garantir la réalisation d’un camp de 10 000 personnes pour séjourner un mois dans la capitale fédérale. Il y avait encore 2 millions de personnes qui attendaient à Brasilia aujourd’hui, ce qui ne s’est pas produit.

Un autre rapport, publié dimanche par le portail UOL, a montré que des groupes de poche tenaient au moins neuf comptes bancaires pour financer des actes le 7 septembre. Donner un soutien financier à l’organisation de manifestations n’est pas illégal, mais lorsque l’objectif est de commettre ou d’inciter à des crimes, l’organisation logistique est considérée comme illégale.

« Les manifestations en faveur de Bolsonaro sont clairement plus complètes que les précédentes. Mais quand on considère que jamais dans l’histoire une manifestation n’a été organisée aussi longtemps et avec autant de moyens, la chose est bien moins impressionnante », a analysé le politologue Christian Lynch dans son Profil Twitter.

A Brasilia, Bolsonaro insiste sur la menace contre STF

Présent à l’acte, le président Jair Bolsonaro a une nouvelle fois menacé la Cour suprême. « Soit le chef de ce pouvoir encadre votre (ministre) soit ce pouvoir peut subir ce que nous ne voulons pas », a-t-il déclaré, dans un message adressé au président de la STF, le ministre Luiz Fux, à propos des récentes décisions du ministre Alexandre de Moraes contre les partisans du président.

« Nous tous ici à Praça dos Três Poderes jurons de respecter notre Constitution. Quiconque agit en dehors de celui-ci s’intègre ou demande à partir », a déclaré Bolsonaro.


Manifestations de Fora Bolsonaro et Cri des exclus dans plus de 200 villes. suivre

Comment se sont passées les autres manifestations du Fora Bolsonaro avant ce 7 septembre : 29 mai | 19 juin | 3 juillet | 24 juillet

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