La contre-réforme de la santé mise en place par le Centre démocrate : « s’ajuster sans rupture »

Le projet de réforme de la santé promu par le gouvernement dirigé par le président Gustavo Petro a suscité une grande controverse au sein de l’opposition. A proposle Centre démocrate a décidé de partager sa propre contre-réforme alternative pour « améliorer et renforcer le système de santé ».

« Nous avons l’un des systèmes les plus solidaires et les plus garants, avec une couverture d’assurance universelle, et en vertu de ce principe nous sommes favorables à tout ajustement pour l’améliorer et avancer vers les premières places mondiales, il doit partir de ce qui a déjà été construit et ne pas repartir de zéro », a souligné le Centre démocrate.

Par conséquent, sur la base des dispositions de la loi statutaire de 2015 qui décrivaient l’itinéraire, le Centre démocratique a proposé une alternative dans laquelle 10 ajustements sont proposés qui « elles permettront à la santé d’avancer et non de reculer ».

10 ajustements proposés par le Centre démocrate

  • « Renforcement de la gouvernance et de la coordination intersectorielle nécessaire à l’intervention des déterminants sociaux en santé pour que le fonctionnement du Système et la résolution de ses enjeux se fassent selon les principes de participation, de pluralité et de rigueur technique. Pour y parvenir, 3 instances vitales seront reprises avec leur articulation appropriée : le Conseil National de la Sécurité Sociale en Santé, la Commission Intersectorielle de Santé Publique et les Conseils Régionaux de Santé.
  • Une assurance maladie pour toute la population, qu’elle ait ou non des revenus, avec des Entités de promotion de la santé (EPS) qui remplissent toutes les conditions nécessaires pour protéger leur population dépendante et assurer un bon service, fonctionnant sur une base obligatoire dans les deux régimes, subventionné et contributif, dans les territoires que le Ministère de la Santé définira comme des Régions pour la Gestion Intégrée des Risques, en tenant compte des besoins de la population, des capacités des entités territoriales, entre autres aspects, et en travaillant vers une certification d’excellence.
  • Des réseaux complets et intégrés de prestataires et de fournisseurs formés et gérés par l’EPS sur la base de la capacité réelle d’offrir des services qui existent dans les Régions pour répondre aux besoins de santé de la population qui y vit, à tous les niveaux de soins, qui garantissent la prestation de services sans fragmentation ni procédures inutiles pour l’utilisateur. Avec une Surintendance vigilante, évaluant la suffisance et l’articulation adéquate desdits réseaux.
  • Soins de santé primaires avec une présence sur tout le territoire national et avec une plus grande capacité de résolution des cas, en charge des équipes de santé de base et des centres de soins de santé primaires, dans le cadre des réseaux complets et intégrés et étant la porte d’entrée des services du système.
  • Equipes de Santé de Base sur le territoire, caractérisant la population, identifiant les risques et signalant au système d’information sanitaire pour activer la gestion des risques par les EPS et les Entités Territoriales.
  • Centres de soins de santé primaires articulés avec les équipes de santé de base, où la plupart des besoins de santé de la population en charge seront résolus, des consultations de médecine générale et de dentisterie, des spécialités de base telles que la médecine familiale, la médecine interne, la pédiatrie, la gynécologie et les références pour des soins complémentaires et très complexes seront réalisés à partir d’eux, conformément à l’articulation de l’EPS.
  • Établissement d’indicateurs, avec leurs objectifs respectifs, qui permettent de mesurer les résultats en matière de santé, de qualité et d’efficacité dans la contractualisation des services de soins primaires par le ministère de la Santé. La réalisation des objectifs aura la reconnaissance des incitations.
  • Modèle d’attention dans les zones marginalisées dispersées ou à faible densité de population à la charge de l’État, défini par le ministère de la Santé, en fonction des besoins de santé de la population, de la capacité d’offrir des services, des conditions géographiques d’accès aux services et des traditions pratiques des groupes de population. Là, l’utilisation de la télémédecine sera stimulée, avec des incitations économiques et non économiques pour le talent humain dans le domaine de la santé et le gouvernement définira les réglementations spécifiques des associations publiques-privées pour la fourniture de services de santé et d’infrastructures hospitalières.
  • Modèle de prise en charge et de prestation de services de santé pour les maladies orphelines et contractualisation de services sociaux complémentaires par l’Etat.
  • La prise en charge des maladies orphelines dans des centres spécialisés avec diagnostic et traitement intégré, sous-traités directement par l’ADRES, conformément aux règles établies par le gouvernement national, atténuant les risques de cartellisation et de détournement de ressources.
  • Services sociaux complémentaires contractés directement par l’ADRES et financés avec les ressources des secteurs correspondants.
  • Adoption de mesures de sauvetage pour les entités du secteur en difficulté économique à travers la réglementation de l’insolvabilité des entités du secteur de la santé et la création du Fonds de garantie du système (équivalent du FOGAFIN dans le secteur financier).
  • Un flux de ressources adéquat et transparent, où le transfert direct est réellement un mécanisme de trésorerie efficace, qui encourage le paiement ponctuel de l’EPS aux prestataires et fournisseurs, et répond à un comportement sain du portefeuille.
  • Des systèmes d’information interopérables, d’accès public, basés sur ce qui a déjà été créé, qui permettent à l’utilisateur, depuis ses soins primaires, l’information des prestataires disponibles dans la Région, jusqu’à l’exercice de la surveillance des ressources du secteur.
  • Systèmes d’inspection, de surveillance et de contrôle avec le renforcement de la supervision basée sur les risques, et la définition et la surveillance pour la première fois des conglomérats d’entreprises dans le secteur de la santé ».