D’importantes revues scientifiques ont annoncé le retrait de six articles rédigés par le microbiologiste et infectiologue français Didier Raoult, après une enquête approfondie qui a révélé des violations éthiques dans le développement de ses travaux scientifiques.
La ministre du Pouvoir populaire pour la Science et la Technologie, Gabriela Jiménez Ramírez, a fait référence à cette situation en avertissant que : « De plus en plus, on présente des résultats de recherche scientifique qui s’éloignent de la pratique éthique. La réflexion est importante, il ne peut y avoir de Science sans conscience ni éthique.
Cette information a été confirmée sur le blog Retraction Watch, créé en 2010 par les communicateurs scientifiques Ivan Oransky et Adam Marcus, pour fournir des détails sur les rétractations d’articles et les sujets connexes.
Le texte, publié le 8 janvier 2024, précise que « deux revues d’une grande société de microbiologie ont rétracté six articles de Didier Raoult après qu’une enquête universitaire ait découvert des violations de l’éthique de la recherche dans ses travaux ».
Il ajoute également qu’un septième article «écrit par des auteurs affiliés à l’institut de recherche que Raoult dirigeait auparavant a également été rétracté pour des raisons éthiques».
Retraction Watch rappelle que le chercheur français a dénoncé criminellement la détective scientifique Elisabeth Bik, qui trouvait des problèmes dans ses publications ; À cet égard, Raoult a déclaré que les rétractations sont « une autre forme de censure scientifique ».
En ce sens, Retraction Watch explique qu’en septembre 2022, l’American Society of Microbiology, chargée de publier les revues où étaient hébergés ces articles, a marqué « la majorité des articles avec des expressions d’inquiétude (…). Les avis indiquaient que les articles étaient ‘en cours d’examen dans le cadre d’une ‘enquête pour faute scientifique’ menée par l’Université d’Aix Marseille.’
De même, l’American Society for Microbiology, Scientific Reports, l’éditeur PLOS et Elsevier s’inquiètent de plusieurs articles du microbiologiste français.
Dans une publication, réalisée sur le réseau social L’institut a été autorisé à réaliser des dizaines d’études, mais n’a pas obtenu l’autorisation du CPP, comme l’exige la France.
Le chercheur assure qu’« il a été frustrant de voir si peu d’action de la part des autorités françaises et j’espère que cela changera bientôt ».
Raoult, a été directeur de l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille (IHU Méditerranée Infection), dont il a pris sa retraite en 2022, après que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé ait constaté « de graves manquements et manquements aux réglementation de la recherche » impliquant des humains.
La décision de retirer des articles pour violation de l’éthique de la recherche est soutenue, entre autres, par les lignes directrices de la Commission d’éthique des publications (COPE).