Le Panama commence à garder la mer des Caraïbes et ferme d'autres passages dans le Darién malgré les protestations de la Colombie

Le ministre de la Sécurité publique du Panama, Frank Ábrego, a informé à travers un communiqué de presse à plusieurs médias internationaux que ont continué les fermetures à travers le bouchon El Darién, où ils ont déjà fermé quatre à cinq postes frontières.

Les points de passage fermés sont ceux par lesquels les migrants irréguliers sont entrés au Panama, accompagnés de ce que l'on appelle les « coyotes » (trafiquants d'êtres humains), depuis la Colombie et pour atteindre l'Amérique du Nord. Ces mesures sont appliquées pour réduire le nombre de migrants qui transitent irrégulièrement à travers la jungle du Darién et cela se fera à travers la fermeture des passages et la surveillance avec des patrouilles des Forces Spéciales du Service National des Frontières du Panama (Senafront).

De même, le ministre a indiqué qu'ils avaient désormais ordonné le déploiement de nouvelles patrouilles du Service National Aéronaval (SENAN) sur les côtes de la Caraïbe et Pacifique pour empêcher les gens de se déplacer par la mer et de pouvoir traverser.

Compte tenu des changements à la frontière, le Médiateur colombien a demandé que soient pris en compte les principes du droit international des droits de l'homme, tels que logement, accessibilité à la satisfaction des besoins fondamentaux et des garanties de non-refoulement des migrants susceptibles d'obtenir l'asile et ayant besoin d'une protection internationale, comme indiqué dans un communiqué. Ceci en tenant compte des personnes qui arrivaient déjà à la frontière et afin d'éviter que d'autres personnes veuillent y arriver, puisque tout sera fermé et hautement surveillé.

Le Bureau du Médiateur Il a ajouté que la fermeture de ces passages augmenterait l'enfermement des migrants dans les zones et communautés de la sous-région d'Urabá Antioquia et Chocó en territoire colombien et en plus que le grillage a également causé des dommages aux communautés colombiennes d'Asti et Capurganá et ceux de Puerto Obaldía (Panama), puisque depuis des décennies ils utilisent cette étape pour les échanges commerciaux et culturels.