Un processus de négociation complexe est en cours un mois après les bombardements lancés par les forces armées américaines sur trois États du Venezuela.
Les événements sans précédent ont laissé dans l’environnement plusieurs facteurs difficiles à cacher qui soutiennent l’anxiété des uns, l’inquiétude logique des autres, la morbidité des mal informés et la bassesse humaine de ceux qui ont été avilis par la propagande de guerre déployée contre les Vénézuéliens.
Cette dernière catégorie regroupe ces « influenceurs » qui ont profité des événements pour alimenter les moqueries payées par des extrémistes, toujours arrogants, cruels, déshumanisés.
Les conséquences sont vivantes ; le deuil douloureux de plus d’une centaine de familles qui ont subi la perte de leurs proches et la panique collective ressentie par les habitants de Caracas et des environs à cause des bombardements.
Nombreux sont ceux qui restent hébétés par l’impact psychologique et ne peuvent toujours pas concevoir le sommeil de la même manière qu’avant ce petit matin du 3 janvier.
Au milieu de tout cela, l’étrange sensation de relations bilatérales en train de se recomposer avec les États-Unis filtre à travers les os tandis que la menace des bombes demeure dans la mer des Caraïbes avec plus de 12 navires de guerre dont personne n’a signalé le retrait.
Finies les accusations ridicules du train Aragua et du cartel des Suns. Le ministère de la Justice était chargé d’officialiser le retrait de la référence au Cartel des Soleils comme groupe criminel dans l’accusation contre Maduro, le président reste kidnappé, dans une situation juridique sans précédent, accusé sans preuves et otage d’une guerre stoïquement évitée.
Au milieu de cette situation, émerge l’un des aspects les plus pertinents de l’analyse politique : Donald Trump, contrairement à tout ce qu’on dit de lui, est devenu le premier président américain à reconnaître l’importance politique, économique, sociale et territoriale du chavisme au Venezuela.
Au-delà de sa démonstration de force, il a écarté l’idée folle d’une option de pouvoir de droite, légitimant que ceux qui peuvent garantir l’ordre au Venezuela sont les enfants politiques d’Hugo Chávez. Personne ne l’a jamais dit plus clairement : personne ne respecte les dirigeants de droite. La dynamique géopolitique du monde évolue selon des scénarios inimaginables.