L’Association vénézuélienne de l’industrie chimique et pétrochimique (Asoquim) a présenté à l’Expo Asoquim 2026 un plan stratégique ambitieux qui prévoit des investissements de l’ordre de 10 milliards de dollars au cours des dix prochaines années. L’objectif est de récupérer la capacité installée des usines et de créer de nouveaux centres de production pour diversifier l’économie.
Lors de l’assemblée annuelle du syndicat tenue à Caracas, le président d’Asoquim, Reinaldo Gabaldón, a souligné que le développement du secteur n’est pas seulement un défi technique, mais aussi économique et institutionnel.
Il a souligné que l’industrie pétrochimique est capable de générer entre 10 et 15 fois plus de valeur que la production primaire de gaz naturel.
En ce sens, l’économiste Richard Obuchi, responsable de l’étude présentée, a expliqué que le secteur chimique a un impact transversal sur des domaines critiques tels que la santé, l’alimentation, l’agriculture et la construction.
« Une échelle d’investissement est nécessaire qui nécessite des capitaux privés pour maintenir un chemin de croissance durable », a déclaré Obuchi, après avoir validé ces propositions auprès de chambres alliées telles qu’Avipla, Cavenvase, Avhi et Avpg.
L’événement a compté avec la participation de la ministre du Pouvoir populaire des Hydrocarbures, Paula Henao, qui a souligné que l’Exécutif élabore une stratégie globale axée sur le gaz, le raffinage et la stabilité de l’approvisionnement.
Mesures à court et à long terme
Pour parvenir à une réactivation immédiate, Asoquim a proposé une série de politiques publiques, parmi lesquelles se distinguent les suivantes :
- Licences et monnaies : Demander l’élargissement des licences de l’OFAC pour inclure les produits pétrochimiques de base et garantir des mécanismes transparents d’accès au marché des changes.
- Financement et fiscalité : Promouvoir les prêts bancaires pour le fonds de roulement et avancer dans la simplification du système fiscal (IGTF et taxes communales) pour réduire la charge qui pèse sur les entreprises.
- Protection industrielle : mettre fin à la contrebande et revoir les tarifs pour protéger la production nationale des importations exonérées.
A terme, le syndicat propose une réforme de la Loi pour le développement des activités pétrochimiques (Lodap) et de la Loi organique des hydrocarbures pour stimuler la participation privée dans le raffinage. De même, ils ont exhorté à poursuivre le développement de projets gaziers tels que Cardón IV et de gisements de gaz libres offshore tels que Dragón, essentiels pour rétablir les chaînes d’approvisionnement.
Enfin, Gabaldón a insisté sur le fait que le succès de ce plan dépendra d’une convergence entre investissement privé, sécurité juridique et stabilité institutionnelle pour transformer les ressources en hydrocarbures en richesse sociale et en emplois.