La Colombie

Défis de sécurité

26 juillet 2020-06: 45 a. m.
Pour:

Rafael Nieto Loaiza

Bien que cette semaine, la gauche et certains Santistes aient retiré un projet de loi qu'ils avaient présenté afin de nuire aux forces de sécurité. Il contenait, entre autres, des stipulations ordonnant de ne pas accorder de promotion aux personnes en uniforme qui ont été étudiées, le projet sera présenté à nouveau. Faire face à ce défi est l'un des nombreux défis immédiats auxquels les militaires et la police doivent faire face aujourd'hui.

Un autre sera de contrôler les manifestations et l'augmentation de la criminalité de droit commun qui découlera de la forte augmentation de la pauvreté et de la faim résultant de l'enfermement.

En même temps, ils ne peuvent négliger le combat contre l’Eln, la «dissidence» et la «récidive» des Farc et des autres groupes armés organisés.

Attaquer vos sources de financement est vital. Le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale sont plus dynamiques que jamais. Bien que les Nations Unies aient signalé une réduction de 9% de la superficie de coca en 2019, la production de cocaïne a augmenté de 1,5%. Selon les Nations Unies, seuls les narco-cultivateurs ont reçu 810 millions de dollars américains en 2019.

La récupération de l'aérosol de glyphosate sera vitale. Mais il est également nécessaire de repenser la stratégie pour parvenir à un contrôle global et institutionnel du territoire et pas seulement des militaires de la zone. L'or, quant à lui, a atteint plus de 1 900 dollars l'once. Il est essentiel de revoir la lutte très inefficace contre l'exploitation minière illégale.

En même temps, il y a trois énormes obstacles à affronter. D'une part, le soutien du régime chaviste aux mafias et guérillas colombiennes. Ce n'est pas seulement un défi de sécurité, mais aussi un défi de défense nationale.

De l'autre, la schizophrénie institutionnelle que nous a laissée le faux pacte avec les FARC. Nous avons un ordre constitutionnel et juridique et un cadre institutionnel, y compris le JEP, pour l'après-conflit, et une réalité de conflit armé. Et la doctrine, la disposition sur le terrain et le budget de la Force Publique, sont construits sur l'idée de paix, mais tous les acteurs violents sont vivants et certains d'entre eux plus forts que jamais.

Enfin, il faut reconnaître que les trois piliers sur lesquels la Force publique a donné ses meilleurs résultats sont sérieusement affaiblis.
Premièrement, les attaques systématiques contre les forces armées ont affecté la volonté de nombreux secteurs citoyens de les soutenir et de collaborer avec eux. Deuxièmement, des réductions budgétaires drastiques ont affecté à la fois le soutien aéroporté et les frappes aériennes.

Pour couronner le tout, il existe désormais une insécurité juridique qui a paralysé ces opérations pendant de nombreux mois. Enfin, depuis le début des pourparlers avec les FARC, aucun domaine n'a été aussi durement touché que le renseignement et le contre-espionnage, vitaux dans les coups les plus importants contre cette organisation et aujourd'hui à son pire moment depuis des décennies.

Suivez sur Twitter @RafaNietoLoaiza

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