Le Venezuela

« Elvis » : la représentation frénétique et obscène du roi du rock & roll

Baz Luhrmann entre à nouveau dans l’histoire. Le réalisateur australien réalise dans sa version de « Elvis » Presley un portrait du roi du rock & roll comme on ne l’a jamais vu. Émouvant, frénétique, rythmé, son film réussit à vous donner la chair de poule en s’appuyant sur les clés de sa filmographie, reflétées dans chaque image. Dynamique, graphique, musical, « Elvis » tremble dès le générique d’ouverture. Imperturbable, le spectateur suit le parcours de l’une des plus importantes légendes de la musique américaine.

Tom Hanks, dans le rôle du directeur rusé, raconte l’observation, la persécution, la manipulation, l’extorsion, le pouvoir et l’utilisation qu’il réalise sur l’étoile. Elle le voit naître, grandir, réussir, mais elle le conduit aussi à l’autodestruction, l’enferme, le coince et le serre jusqu’à ce qu’il perde sa liberté.

Pendant que tout cela se passe, l’histoire regorge de délicatesse, de grandeur et de perfection dans les détails, presque obscènes, qui caractérisent Baz Luhrmann, qui soit dit en passant est un renard intelligent pour atteindre les nouvelles générations. Un protagoniste plein de charmes physiques et d’acteur, comme Leonardo DiCaprio dans « Roméo et Juliette » ou Ewan McGregor dans « Moulin Rouge », mange chaque instant du film. On pourrait presque penser que majordome austin se réincarne dans le personnage ne l’interprète pas. C’est le caramel qui se déguste lentement pour finir par exploser toute sa saveur en bouche depuis son cœur dense et addictif.

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