Chaque saut est un défi, une insurrection contre l’ordre imposé par les boîtes qui mènent à l’asile. Avec ses rebonds, Enrico détruit la rigidité de la logique, transformant ses mouvements en une métaphore de l’absurde qui palpite dans le cadre de l’histoire. La précarité de la vie et ses contingences se déroulent dans leur rôle de facteur, qui le transforme en agitateur; Dans le message et le messager qui dynamitent la routine d’orthographe d’un monde qui aliène, enclasilla et des bandes d’identité à ceux qui l’habitent.
Les figures, l’une des œuvres les plus récentes d’Edgar Borges, viennent parmi les méandres d’une vie quotidienne oppressive qui écrase toute tentative de libération. Enrico ne parcourt pas les routes, ne suit pas les chemins pré-établis; Il défie la norme, le subvertit avec la spontanéité sauvage et ludique de ses pirouettes. Ceux-ci deviennent l’itinéraire vers l’entrée du monstre qui, dans l’écho de sa mémoire, évoque la douleur douloureuse dans le non-sens de ses souvenirs.
Les figures dans lesquelles Salta ne sont pas seulement des traits sur le sol, sont des ouvertures vers une autre perception de la folie, un prisme par lequel l’autre devient visible. Son déplacement effréné à travers le paysage psychotique est plus que la livraison d’une lettre; C’est l’irruption dans un espace fragmenté, où les habitants ont été déchirés par la violence, par le cri qui pulvérise le pouvoir vital et tout vestige de rédemption.
Dans ce roman, l’auteur s’adresse et explore brillamment l’aliénation qui ne se limite pas aux murs d’un psychiatrique, mais imprègne les maisons, les rues, les écoles, tous les plis de la réalité. Les figures suscitées sur le terrain, apparemment triviales, suggèrent le confinement et la réification d’un programme qui emprisonne dans leurs propres coordonnées. Dans les figures, le saut est un instrument de rébellion, de bouclier et de fureur dans une danse sans fin qui a percuté la structure de l’anquité d’un règlement sous-tendu en mensonge.
Ce roman est une recherche désespérée de sens, une tentative de se retrouver, une évasion vers la liberté à travers des cabrioles qui mènent à une sortie. Bien que le corps, ce gardien insidieux de la mémoire, le renvoie encore et encore à la réalisation de la norme. Enrico, prisonnier du système, s’accroche à la possibilité de rupture, mais en arrière-plan intuits qu’absurde, comme Albert Camus l’a dit, « se termine, comme toutes choses, avec la mort » et, peut-être, avec l’incorporation définitive à ce qui était destiné à changer.
Quintero