Ils arrêtent un coyote avec 15 migrants vénézuéliens au Honduras

La police nationale hondurienne a arrêté ce mercredi dans un secteur de l’est du pays quinze citoyens du Venezuela et cinq du Kazakhstan qui étaient transportés dans une camionnette par un coyote présumé ou trafiquant d’êtres humains honduriens, a rapporté l’agence de presse Efe.

« A un poste de contrôle fixe, un signal d’arrêt a été fait à l’individu, où il s’est garé et après vérification, il a été constaté qu’il transportait des passagers dans le véhicule, pour lequel on leur a demandé leurs papiers, vérifiant que le détenu transportait illégalement quinze citoyens du Venezuela et cinq du Kazakhstan », a indiqué la police dans un communiqué.

Les migrants vénézuéliens et kazakhs ont été arrêtés lors d’une opération dans la municipalité de Trojes, département d’El Paraíso, à la frontière avec le Nicaragua, a indiqué l’institution.

Il a ajouté que les étrangers et le coyote présumé ont été arrêtés lors d’une opération à laquelle ont participé des agents de la Direction nationale de la prévention et de la sécurité communautaire, de la Direction nationale des services de police des frontières et de la Direction de la police d’investigation hondurienne.

délit de traite des êtres humains

Le Hondurien capturé, âgé de 42 ans et dont l’identité n’a pas été révélée, est supposé être « responsable du crime illicite de traite des êtres humains », a précisé la même source.

L’homme aurait transféré les migrants de Trojes à la frontière avec le Guatemala pour poursuivre leur route vers les États-Unis, a-t-il ajouté.

Le détenu hondurien, commerçant de profession, s’est vu confisquer un véhicule et un téléphone portable et sera présenté devant l’entité judiciaire pour poursuivre sa procédure judiciaire, selon le rapport de police.

Les migrants restent détenus

Les migrants restent détenus dans un bureau de l’Institut national des migrations, où les autorités coordonneront leur retour dans leur pays ou les autoriseront à poursuivre leur voyage.

Les autorités honduriennes ont intensifié les actions opérationnelles dans les zones frontalières pour « combattre et contrer la traite des êtres humains et les crimes connexes ».

Au total, 74 542 migrants en situation irrégulière ont été détenus au Honduras jusqu’à présent en 2022 pour être entrés illégalement, certains d’entre eux avec l’intention d’atteindre les États-Unis, selon les chiffres de l’Institut national des migrations (INM).

Le 3 août, le Honduras a publié au Journal officiel le décret législatif qui exonère les migrants en situation de mobilité qui entrent irrégulièrement dans le pays du paiement d’une amende administrative de plus de 220 dollars.

L’amnistie consiste « en la suspension de la sanction administrative pour l’entrée par des points frontaliers non autorisés et qui est prévue à l’article 104, numéro 1 de la loi sur l’immigration et les étrangers », selon l’INM.

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