En 2025, 257 cas de mineurs recrutés par des groupes armés illégaux en Colombie ont été enregistrés. Ce 12 février, le pays commémore la Journée internationale des mains rouges, date destinée à se souvenir des enfants victimes du conflit armé et à rendre visible la lutte contre le recrutement d’enfants.
Les enfants et adolescents subissent quotidiennement les conséquences du conflit armé dans différents territoires du pays. Selon les chiffres du Bouton de recrutement du Bureau du Médiateur, au cours de l’année 2025, 257 cas de mineurs recrutés ont été signalés, soit une diminution de 394 cas par rapport aux 651 enregistrés en 2024. Malgré cette réduction, le gouvernement national continue de rejeter et de développer des stratégies de prévention contre le recrutement d’enfants dans tout le pays.
« Au cours des quatre dernières années, le recrutement s’est intensifié et se concentre dans neuf couloirs historiques du conflit armé, en particulier dans des départements tels que Cauca, Guaviare, Caquetá, Meta, Chocó, Magdalena Medio, Norte de Santander et Arauca, où persistent des différends concernant le contrôle territorial et les économies illégales », a déclaré le conseiller présidentiel pour les droits de l’homme et les droits humanitaires internationaux.
Les groupes armés illégaux ont sophistiqué leurs stratégies pour capturer et exploiter les mineurs à travers des offres économiques, des revenus faciles et de prétendues opportunités d’avancement, générant un risque constant pour les enfants et les adolescents de ces régions.
La signification des mains rouges
Le 12 février marque la Journée internationale des mains rouges, instituée après la signature en 2002 du protocole à la Convention relative aux droits de l’enfant, qui interdit l’utilisation de mineurs dans les conflits armés. Au cours de cette journée, des hommages sont organisés à la mémoire des victimes du recrutement d’enfants et de ceux qui ont perdu la vie au cours des affrontements. Les responsables et les citoyens peignent leurs paumes en rouge pour symboliser leur rejet du conflit et pour appeler les enfants à ne plus être victimes de la guerre.
À l’ère du numérique, les réseaux sociaux sont devenus un nouvel espace à risque. Les autorités ont identifié que les groupes armés utilisent des plateformes numériques et des applications de messagerie pour contraindre, tromper et recruter des mineurs.
Selon le conseiller présidentiel pour les droits de l’homme et les droits humanitaires internationaux, ces plateformes facilitent le contact direct, la manipulation et le contrôle des enfants et des adolescents.
« Depuis mai 2024, un suivi périodique est effectué sur les réseaux sociaux, en coordination avec MinTIC et la Police nationale, pour signaler comment des groupes armés encouragent le recrutement de mineurs dans des régions comme Cauca, Putumayo et Nariño. Cette action a permis d’associer TikTok à la chaîne de plaintes visant à éliminer les contenus et les utilisateurs qui cherchent à lier les enfants et les adolescents dans la guerre », a ajouté l’entité.
Ce jeudi 12 février, à 11 heures, sur la Place Bolívar de Bogotá, aura lieu un hommage en commémoration des centaines de mineurs enrôlés par des groupes armés et séparés de leurs familles. L’activité vise à rendre visible la lutte pour les droits des enfants et à réaffirmer l’engagement du pays à protéger les enfants face aux conflits armés.