Le Venezuela est confronté aux tensions générées par les problèmes de milliers de personnes laissées sans abri après le double tremblement de terre, tandis que les chances d’obtenir davantage de secours s’amenuisent.
Douze jours après les tremblements de terre dévastateurs du 24 juin, le Venezuela tente de revenir à la normale ce lundi avec le retour aux cours et au travail dans plusieurs États, tandis que dans l’État côtier de La Guaira et dans d’autres régions les plus touchées, les équipes de secours et de sécurité avancent avec l’enlèvement des débris et la récupération des corps.
Bien qu’à Caracas et dans certaines municipalités des États de Miranda, La Guaira, Falcón, Carabobo et Aragua, les cours soient suspendus, dans les 18 autres États du pays, le ministère de l’Éducation a ordonné la reprise des cours.
Le gouvernement du Venezuela a demandé le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour promouvoir des programmes de logement et servir les milliers de citoyens qui se sont retrouvés sans abri à cause des tremblements de terre dévastateurs du 24 juin.
De son côté, la présidente en charge, Delcy Rodríguez, a transmis cette demande à l’administrateur du PNUD, Alexander De Croo, dans une conversation au cours de laquelle elle a remercié l’organisation pour « sa volonté d’accompagner le Venezuela dans la réponse aux tremblements de terre ».
Des centaines de personnes dans deux villes du Venezuela ont rendu hommage lors de veillées aux au moins 3.342 morts causés par les tremblements de terre du 24 juin et ont exprimé leur solidarité avec les milliers de blessés et ceux qui ont perdu leurs maisons, principalement dans la région dévastée de La Guaira (nord).
À Caracas, des étudiants, des militants, des proches de prisonniers politiques et d’autres personnes se sont rassemblés sur une place de l’Université centrale du Venezuela (UCV), la principale université du pays, pour prier pour les défunts et allumer des bougies en leur honneur.
La présidente en charge du Venezuela, Delcy Rodríguez, a annoncé dimanche des changements dans son cabinet, onze jours après le double tremblement de terre, tandis que le pays sud-américain s’est lancé dans la recherche des corps ensevelis par les nombreux glissements de terrain dans la région côtière dévastée de La Guaira.
De même, le nombre de morts du double tremblement de terre du 24 juin au Venezuela est passé à 3.342, tandis que le nombre de blessés s’est élevé à 16.740, a rapporté le président du Parlement vénézuélien, Jorge Rodríguez.
Selon le bilan officiel, 6 462 personnes ont été secourues et 17 345 ont perdu leur logement, c’est pourquoi 79 camps temporaires ont été installés.
Les personnes touchées par les tremblements de terre au Venezuela ont quitté La Guaira, l’État le plus dévasté du pays par la catastrophe, vers d’autres régions qui n’ont pas subi de dégâts considérables, a déclaré à EFE le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Selon Véronique Durroux, porte-parole d’OCHA pour l’Amérique latine et les Caraïbes, des déplacements ont été enregistrés vers les États de Táchira et Zulia, tant à l’ouest du pays qu’à la frontière avec la Colombie, ainsi que vers le Delta Amacuro (est), et l’on est donc en train d’évaluer le soutien qui peut être apporté à ces personnes.