La plainte déposée par une femme contre un groupe de personnes qui campaient sur la plage de Conomita, dans l’État d’Anzoátegui, est devenue virale sur les réseaux sociaux et dans les médias, et ils ont réagi de manière grossière et agressive à la demande de baisser le volume de la musique.
Il s’agit d’une situation très courante sur les plages et dans les espaces publics, où il n’est pas rare que les gens décident que la musique qu’ils souhaitent écouter en groupe doit être entendue par toutes les personnes présentes dans le lieu et ses environs en la jouant à un volume très élevé. Cela provoque un inconfort chez de nombreuses personnes.
Les plaintes de la communauté concernant la musique trop forte dans les zones résidentielles sont également fréquentes, en particulier la nuit.
Au Venezuela, il existe des réglementations pour résoudre ce problème, comme le décret présidentiel n° 2217 du 23 avril 1992 sur le contrôle de la pollution générée par le bruit et le règlement n° 5 de la loi organique de l’environnement concernant les bruits gênants et nocifs. À cela s’ajoutent les ordonnances émises par les communes, qui sont les entités qui s’occupent normalement de ces cas.
La législation fixe même le niveau de décibels autorisé dans chaque zone et les sanctions correspondantes.
Pour avoir l’avis des gens sur cette situation, chez DataUN nous avons décidé de consulter notre public. Nous avons publié une enquête numérique sur notre portail web et sur les réseaux sociaux et entre le lundi 4 mai et le vendredi 8 mai, 1 175 personnes ont participé. Ce qui suit sont les résultats.
Dans les zones résidentielles, c’est pire
Lorsqu’on leur a demandé quels espaces ont été ressentis par la musique forte, 60,7 % des participants ont indiqué les zones résidentielles, 56,3 % ont indiqué les transports publics et 31,4 % ont mentionné les plages et les spas. Sont également inclus les stationnements et la voie publique (25,4 %) ainsi que les parcs ou places publiques (14,4 %). Un groupe de 9,5% déclare ne pas avoir perçu ce type d’inconfort.
L’opinion la plus répétée sur le fait qu’une personne joue de la musique à fort volume dans un espace public partagé est qu’il s’agit d’un comportement totalement inacceptable, avec 62,4% des réponses. Un groupe de 27,5% a nuancé cet avis en estimant que, même s’il est inacceptable, il est compréhensible dans certains contextes. Un petit groupe de 4,5% déclare ne pas avoir d’opinion sur la question et d’autres pensent que c’est quelque chose de tout à fait normal et que tout le monde a raison (3,7%). Il y a même ceux qui disent qu’ils aiment ça et qu’ils l’apprécient (1,9%).
Désormais, lorsqu’on demande aux participants d’indiquer l’espace où la pollution sonore due à la musique forte est la plus dérangeante, la réponse la plus répétée, avec 41,1 %, concerne les zones résidentielles, en particulier la nuit. Cependant, la moitié de cette proportion (21,5 %) déclarent que cela les dérange de la même manière dans tous les contextes. Deux groupes légèrement plus petits ont souligné les transports publics (15,1 %) et les centres de santé (14,5 %). Le cas des plages et des espaces naturels protégés n’a été cité que par 4,9%. 1,6% ont souligné les parcs et les espaces récréatifs familiaux et 1,3% ont déclaré que cela ne les dérangeait en aucun cas.
Propositions : plainte et amende
Nous demandons également à notre public son avis sur les mesures à prendre dans ces situations. Lorsqu’ils évoquent un cas dans lequel la personne ressentait un inconfort dû à la musique forte dans un espace public, 33,9% ont déclaré qu’ils appelleraient les autorités ou le personnel de sécurité du lieu. Un autre groupe de 23,8 % a répondu qu’il demanderait directement à la personne de baisser le volume. Un cinquième des personnes interrogées (20 %) ont déclaré qu’elles quitteraient les lieux pour éviter un conflit. Un autre 17,3% ont assuré que leur réaction dépendrait de la situation et du lieu. Un petit secteur de 3,5% préférerait le signaler sur les réseaux sociaux pour générer une pression publique et 1,5% affirment qu’ils ne feraient rien et préféreraient le tolérer.
Interrogés sur les mesures qu’il conviendrait d’appliquer à ceux qui génèrent des nuisances sonores dans les espaces publics, les plus citées sont les amendes financières (59,1%) et l’appel à l’attention des autorités (53,3%). La rétention du matériel de sonorisation ou du véhicule a été indiquée par 39,7%, la détention ou l’arrestation du contrevenant par 30,9% et l’interdiction temporaire d’accès à l’espace par 20,9%.
Notre enquête a également posé des questions sur les propositions efficaces visant à réduire la pollution sonore dans les espaces publics. Les plus populaires sont : l’application des réglementations légales existantes (61,4 %), des sanctions plus sévères et visibles pour dissuader les comportements (52,2 %), les zones différenciées : zones de musique autorisée et zones de silence (30,1 %) et les mécanismes de plainte des citoyens accessibles (27,8 %).





