Des voisins se sont adressés à la police pour avoir mal parlé les uns des autres

Dans un immeuble résidentiel situé dans l’urbanisation Las Acacias à Caracas, un homme a demandé l’intervention du Service de Police Communale de la Paroisse de San Pedro. Il a accusé son voisin de diffamation publique. Cependant, l’accusée a également allégué qu’elle avait été victime de moqueries publiques de la part du plaignant.

Fernando Fossi, officier de la Police nationale bolivarienne et coordinateur du Bureau d’assistance communautaire de cette paroisse de Caracas, a déclaré à Últimas Noticias que l’homme de 50 ans était arrivé comme candidat auprès de l’entité policière. Il y a évoqué les abus qu’il subit depuis 2020 de la part d’une femme de 46 ans qui habite à côté de chez lui.

L’intéressé a déclaré que l’origine du conflit remonte à la période où il était président du conseil d’administration de la copropriété. À ce poste, elle a soutenu et guidé le citoyen dans divers dossiers du bâtiment. Cependant, la coexistence s’est progressivement détériorée. Il a noté que du jour au lendemain, la femme avait commencé à dire du mal de lui dans son dos avec les autres résidents de l’immeuble. Il a assuré que d’autres personnes lui avaient dit que le changement d’attitude de l’accusée avait commencé lorsqu’il avait fait remarquer à d’autres voisins qu’elle était responsable de la prétendue accumulation de débris.

L’incident qui a précipité la recherche de l’aide de la police s’est produit quelques jours avant le dépôt de la plainte. La personne touchée affirmait avoir entendu sa voisine dire dans les parties communes et en présence d’autres voisins qu’elle était fatiguée et qu’elle allait me dénoncer. Il a ajouté que les voisins lui disaient haut et fort de le dénoncer. Compte tenu de la situation, l’homme s’est adressé à la salle de résolution des conflits du Service de Police Communale afin de créer un précédent, ainsi que de retrouver la paix et la bonne coexistence citoyenne. L’agent a convoqué les parties impliquées qui ont assisté à une audience une semaine plus tard.

Elle a eu lieu un matin au commissariat de la paroisse de San Pedro, en présence de membres de la Police nationale bolivarienne. Les personnes impliquées étaient présentes volontairement. Le responsable a vérifié leurs identités et adresses pour confirmer que les deux personnes résident au même étage de l’immeuble, dans des appartements adjacents, séparés par seulement deux portes.

Fossi a permis au plaignant d’expliquer les raisons de sa réclamation. Ce dernier a réitéré qu’il ne savait pas pourquoi son voisin avait une attitude hostile alors qu’il avait été coopératif avec tout le monde. La femme a répondu à la version de son homologue en soulignant qu’il avait omis ses propres provocations. Elle a spécifiquement cité qu’à une occasion, il l’avait diffamée auprès de ses voisins à propos de débris et que, alors qu’elle se défendait des critiques, des tensions ont commencé entre les deux. De plus, il a assuré que le problème avec la canalisation principale du bâtiment, survenu il y a deux semaines, était de sa faute car il n’avait pas effectué l’entretien correspondant à l’intérieur de sa maison.

Au cours de la médiation, les deux parties ont présenté leurs versions sans interruption. Fossi, après avoir identifié une nette escalade de méfiance et des déficits de communication sous-jacents aux incidents signalés, a orienté le dialogue vers une reconnaissance mutuelle de l’urgence de cesser les hostilités.

Engagements. Après une longue conversation, l’homme et la femme ont exprimé leur volonté de parvenir à un accord avec des engagements détaillés dans le document de conciliation signé par les personnes impliquées.

Les responsabilités assumées par les parties sont de s’abstenir de tout type d’agression physique, verbale ou psychologique ; éliminer tous les actes de harcèlement ou de persécution mutuelle ; ne pas impliquer des tiers dans le problème qui a fait l’objet d’une intervention policière et ne pas commettre d’actes de diffamation de quelque nature que ce soit.

Le procès-verbal avertit que tout désaccord futur lié à la coexistence devra être géré par le même bureau de police, dans le but de promouvoir des solutions pacifiques. Ils ont été prévenus qu’en cas de violation de ces accords par l’une des parties, ils procéderaient conformément à la législation en vigueur.

Règlements

Cet acte s’appuie sur les articles de l’Ordonnance de coexistence citoyenne, de civilité et de justice de paix communautaire de la municipalité Libertador de Caracas, qui préconisent la résolution pacifique et non violente des conflits communautaires.

L’article huit fait référence aux valeurs et principes visant à préserver une saine coexistence entre les citoyens. À cette fin, il met l’accent sur « la résolution pacifique des différends et l’application de moyens alternatifs de résolution des conflits ».

En outre, pour leur résolution, ils se sont basés sur le Code pénal vénézuélien, dont l’article 444 définit la diffamation comme une forme d’exposition au mépris ou à la haine du public, une atteinte à l’honneur ou à la réputation, qui peut survenir dans la communication avec autrui.

La législation en détail

Sensibilisation citoyenne. Selon l’article 11 de l’Ordonnance de coexistence citoyenne, de civilité et de justice de paix communautaire de la municipalité Libertador de Caracas, c’est l’ensemble des principes, normes et valeurs qui régissent les individus d’une communauté. Le respect de ces principes génère un sentiment d’appartenance, favorise le progrès, facilite la coexistence pacifique, favorise le respect du patrimoine commun et la reconnaissance des devoirs et des droits des citoyens.
Coexistence citoyenne. L’ordonnance la définit à l’article 11 comme toute conduite, attitude civique, pacifique et harmonieuse adoptée par une communauté et ses individus conformément à la loi, aux normes, aux valeurs et aux principes.
Règles de coexistence. Les règlements les définissent comme ces règles à caractère normatif, visant à assurer une interaction civique, pacifique et harmonieuse entre les citoyens d’une communauté.
Mesures correctives. L’article 12 de l’ordonnance indique que ceux qui auront un comportement contraire à la coexistence citoyenne, à la civilité et à la paix communautaire feront l’objet de mesures correctives. Les mesures peuvent être une amende ou des travaux d’intérêt général selon le type d’infraction.