Le Brésil

Une étude sur l’accueil des familles de réfugiés reçoit un prix international – Jornal da USP

L’article Contrôle de la famille: l’impact des autorités consulaires brésiliennes sur le regroupement familial des réfugiés a cherché à explorer les documents de communication diplomatique entre le ministère des Affaires étrangères et les consulats d’autres pays – Photo: Pixabay

Un article de la Faculté de philosophie, lettres et sciences humaines (FFLCH) de l’USP sur le regroupement familial des réfugiés a reçu le prix ENMISA Martin O. Heisler en octobre, offert par l’International Studies Association (ISA) pour le meilleur travail sur l’ethnicité, le nationalisme et la migration parmi pays participants.

L’auteur de l’ouvrage, Patrícia Martuscelli, docteur en sciences politiques du FFLCH et chercheuse associée au Centre de recherche en relations internationales de l’USP (Nupri), a analysé le thème comme un déroulement de sa thèse de doctorat, «Refúgio signifie Saudades»: la politique brésilienne de regroupement familial des réfugiés dans une perspective comparative (1997-2018), défendue en 2019 sous la direction du professeur Rafael Antonio Duarte Villa, du département de science politique de la FFLCH.

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Dans la thèse, Martuscelli a analysé la politique brésilienne de réunification des familles de réfugiés, montrant qu’il n’y a pas d’application complète de la législation qui devrait promouvoir la réunification de ces familles. Les travaux ont souligné que notre politique en la matière, bien que plus progressiste que celle de plusieurs pays développés, ne parvient pas à répondre à ceux qui en ont besoin, montrant que les problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés ici sont les mêmes ou même pires qu’ailleurs.

L’article Contrôle de la famille: l’impact des autorités consulaires brésiliennes sur le regroupement familial des réfugiés a cherché à explorer les documents de communication diplomatique entre le ministère des Affaires étrangères et les consulats d’autres pays.

Martuscelli a analysé la correspondance de la République démocratique du Congo, car les Congolais sont le groupe qui sollicite le plus les demandes de regroupement familial du Comité national pour les réfugiés (Conare).

L’article souligne certains facteurs qui font que l’accueil des familles prévu par la législation ne se concrétise pas dans de nombreux cas. Parmi eux figurent l’absence de révision en cas de refus de visa, le manque de formation spécifique des diplomates dans la zone d’accueil, en plus d’une forte concentration du pouvoir de décision conféré aux ambassadeurs, qui peuvent refuser des visas avec des entretiens supplémentaires, ce qui, selon de Martuscelli, peut conduire à des évaluations subjectives.

Elle explique que l’accueil peut être amélioré grâce à des procédures plus claires de la part de l’État, telles que des délais et des règles plus détaillés. Elle explique que l’État doit comprendre le réfugié comme un citoyen qui ajoutera au pays, que ce soit dans l’économie, les échanges et la diversité culturelle, et non comme une dépense.

La chercheuse estime que le prix peut servir à donner plus de visibilité à la recherche brésilienne, notamment parce qu’elle a été réalisée par une femme scientifique, du sud de la planète, dans un scénario de coupes de fonds et d’investissements dans la science et l’éducation par l’État brésilien.

Conseil en communication à la Faculté de philosophie, lettres et sciences humaines

Plus d’informations: e-mail [email protected], au FFLCH Communication Advisory

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