Maria José Pizarrol’un des éléments clés du Pacte historique, suscite la controverse car il est aujourd’hui l’un des promoteurs les plus enthousiastes d’un Constituantmais lors de la campagne présidentielle qui a amené Gustavo Petro à la présidence en 2022, il a déclaré qu’il n’était pas favorable à une telle réalisation.
La cohérence politique est le concept qui est critiqué à la parlementaire en ces jours de campagne mouvementée pour la présidence, et on lui a rappelé que, lors des débats avec les candidats au Sénat de 2022, sa position était de rejeter une Assemblée Nationale Constituante et de promouvoir la défense de la Constitution Politique de 1991.
Ils découvrent un souvenir
Des publications antérieures faites par María José Pizarro sur les réseaux sociaux, dans lesquelles elle s’opposait à une Assemblée constituante, ont été remises en circulation, tout cela pour lui rappeler qu’elle soutient aujourd’hui ce qu’elle avait catégoriquement rejeté auparavant.
Une photographie sur laquelle l’actuelle sénatrice, alors candidate au Sénat, levait une pagaie avec le mot « NON » lorsqu’on lui demandait si elle soutiendrait une Assemblée constituante, est l’un des éléments de preuve destinés à démontrer sa soi-disant incohérence politique.
María José Pizarro, petite-fille d’un soldat et fille du leader du M-19, Carlos Pizarro, a retiré son nom de la consultation du Pacte historique pour soutenir la candidature d’Iván Cepeda, et aujourd’hui elle est la cible de différents reproches pour avoir soutenu une constituante proposée par Gustavo Petro.
« Aujourd’hui je ne soutiens pas, demain je le soutiens »
Le sénateur colombien Humana n’est pas le seul à être au centre de la polémique au nom de l’Assemblée constituante, puisque le président de la République, Gustavo Petro, a fait allusion à son désir de convoquer un organe capable de modifier la Constitution politique du pays, en vigueur depuis 1991, qui, à son tour, a remplacé celle de 1886.
Le leader national est interrogé sur son changement d’avis, comme il l’a déclaré lors de sa campagne pour que la Casa de Nariño ne convoque pas d’Assemblée nationale constituante, une position gravée dans la pierre, mais aujourd’hui, selon ses paroles, il s’agit d’une initiative qui cherche à ajouter deux chapitres à la Magna Carta : les réformes sociales et la lutte contre la corruption.
Iván Cepeda est-il également favorable à une Assemblée constituante ?
Le candidat à la présidentielle, Iván Cepeda, a assuré dans différentes déclarations que la tenue d’une assemblée constituante n’est pas son principal intérêt, mais que pour l’opposition, ce qu’il appelle « l’Accord national » est une modification déguisée de la Constitution.
Une victoire du Cepeda aux élections présidentielles est, pour ses adversaires, une politique de continuité dans laquelle une réforme de la Constitution nationale aurait une voie claire pour sa revendication.